lundi 11 mai 2009 11:35

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# Posté le mardi 19 mai 2009 12:14

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une photo prise par une association italienne
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# Posté le mardi 19 mai 2009 12:11

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 07:56

les enfants à l'informatique

les enfants   à l'informatique

# Posté le mardi 14 avril 2009 08:14

Modifié le jeudi 08 octobre 2009 06:39

document de l'ecole

document de l'ecole
Dénominateur de l'information : ECOLE COMMUNAUTAIRE AVENIR Développement de l'Enfant (A D E)

Adresse : Thiaroye Gare – Tally Diallo, quartier Santa yalla

Personne à contacter : Djibril SANE

Téléphone : portable : 221 77 535 36 04 ; bureau :221 33 834 11 98

Émail : ecoleade@yahoo.fr

Pays : République du Sénégal

Région : Dakar

Commune d'Arrondissement : Djidah Thiaroye




DOSSIER DE L'ECOLE ASSOCIATIVE A D E


01 Résumé

Djidda Thiaroye Kao est une commune d'arrondissement de la banlieue de Dakar, à l'habitat précaire et délabrée. Avec des revenus très modestes, les populations y vivent dans un état de pauvreté avancé et une promiscuité totale.

Le système éducatif classique a montré ses limites avec des effectifs pléthoriques, des échecs scolaires répétés, une déscolarisation. Les écoles de troisième type ont pris le relais. On les appelle aussi « écoles associatives » ou encore « écoles alternatives », mais leur vocation reste la même : offrir une chance aux jeunes issus de familles pauvres laissés en rade par le système éducatif classique, public et privé.
Afin d'offrir et de faciliter un meilleur accès à une éducation de qualité, les responsables de l'association pour le développent de l'enfant (A D E) ont décidé de se concerter et d'agir ensemble pour améliorer les infrastructures et la fonctionnalité de leurs accueils respectifs pour les quelques 250 élèves qui leur sont confiés chaque année. Cette école poursuit un plan de travail axé sur le renforcement des capacités professionnelles de l'équipe pédagogique. Le type d'éducation alternative développée par l'école A D E apparaît adapté dans ces quartiers populaires, comme en témoignent les bons résultats scolaires. De plus, même si le gouvernement du Sénégal développe actuellement un programme décennal pour l'éducation, l'école publique ne parait pas en mesure de satisfaire la demande de plus en plus forte.

Les objectifs sont : Améliorer les conditions d'études et la qualité de l'enseignement, faciliter l'insertion et la reconnaissance de l'école A D E.


0.2 Présentation historique

La Commune d' Arrondissement de Djidah Thiaroye Kao appartient à la zone communément appelée Pikine - Irrégulier Sud du fait principalement de l'occupation anarchique de l'espace, de la nature de l'habitat et le manque notoire d'infrastructures de base. Cette situation découle de la conjonction de 2 éléments.
• Le déguerpissement opéré à partir de 1952 par les autorités coloniales en vue d'assainir l'espace urbain Dakarois.
• L'exode massif des populations fortement paupérisées par les cycles de sécheresses, le déficit pluviométrique et la baisse de la productivité agricole dont Pikine constitue le principal réceptacle.
Délimitation:
Au Nord : Par la route passant entre la pédiatrie sociale et le Tribunal Départemental.
A l'Est : La route qui mène au marche Mbabass depuis la rue Tally Diallo jusqu' au marché en passant par le quartier Nimzat.
Au Sud : La rue Tally Diallo, de la route des Niayes jusqu' à son intersection avec la route qui mène vers le quartier de Nimzatt et le marché Mbabass.
A L'ouest : La route des Niayes, sur sa portion comprise entre l'intersection avec la rue Tally Diallo jusqu'au collège Enseignant Moyen (Canada)
La Commune d'Arrondissement qui doit son nom à l'un des principaux quartiers, Djidah et son premier site d'implantation humaine Thiaroye Kao sont situés en 1996 avec la loi N°95-06 du 22 mars 1996 portant création de la Ville de Pikine.
La Ville de Pikine est organisée en 16 Communes d'Arrondissement par décret N°96-745 du 30 Août 1996 portant création de la Commune d'Arrondissement des quatre (04) quatre villes de Dakar, Pikine, Guédiawaye et Rufisque.
La Commune est située dans la Zone des Niayes, Zone inter dunaire propice aux cultures horticoles. La nappe phréatique y est peu profonde. Proche de la grande cote (Saint louis à Dakar), son climat de type Sub Canarien et marqué par des hivers doux et des étés chauds et peu pluvieux. La moyenne pluviométrique annuelle est de 600 millimètres.
Caractéristiques humaines ou démographiques
La population de la Commune d'Arrondissement Djidah Thiaroye Kao est estimée en 1998 à 130.959 habitants si on lui applique le taux d'accroissement moyen annuel de 5% défini par la Direction de Prévision et de la Statistique. Cette population atteindra en décembre 2002, 157 150 habitants soit un accroissement sur quatre ans de 26 191 habitants en valeur absolue.
La population, en raison de ses origines se caractérise par un véritable melting- Pot ethnique avec dans l'ordre : 37% de wolofs 34% de Pular 22% de Serere et 3% pour les autres ethnies dans la Commune : Mandingue, joola et Hasaniya (Maures)

.
03/ Historique l'école A D E
La naissance et le développement des écoles associatives à Thiaroye ont été favorisées par une situation de déficit notaire en infrastructures scolaires dans l'agglomération 1 école élémentaire publique a pour près de 26 191 hbts
Avec leurs faibles revenus, beaucoup de parents ne pouvant envoyé leurs enfants à l'école privée (classique) se contentent de cette formule d'école associative qui est une alternative.
Face à l'insuffisance des moyens de l'état de mettre en place des infrastructures adéquats afin de contribuer à l'amélioration des conditions de vie dans le quartier, l'école A D E essaie de se prendre en charge en initiant des actions de développement communautaire.
L'appartenance au territoire et l'intérêt commun du développement ainsi le sentiment d'initiative communautaire pour l'amélioration des conditions de vie. C'est dans cette perspective que L'école A D E a été crée en 2003.

Objectif
L'école A D E s'est fixée comme objectif de :
- récupérer et encadrer les enfants et les jeunes en situation difficile
- faire le suivi scolaire
- lutter contre l'analphabétisme
- lutter contre la délinquance juvénile
- lutter contre les pires formes du travail des enfants
- insérer les jeunes filles et les femmes par des activités socio-économiques

04/ Stratégie innovante :
Les écoles communautaires ou écoles associatives ne bénéficient pas des ressources éducatives du formel, mais applique le programme scolaire du ministère de tutelle. Les facilitateurs recrutés localement sont chargés de dispenser les cours.
La scolarité n'est pas gratuite à tous les élèves, seuls les cas sociaux sont dispensés de cette charge, elle varie entre 1250 f à 3000 f par mois. Les cours sont organisés de 08 h à 12 h et de 15 h à 18 h
Les communautés sont totalement impliqués dans la planification et la gestion du centre, ce qui leur donne un sentiment de responsabilité et d'appartenance.
Les facilitateurs grâce à leur expérience appliquent des méthodes pédagogiques pertinentes avec un encadrement de proximité qui développe familiarité entre les enfants et leurs maîtres. L'éducation artistique (chant, jeux, sport, activités manuelles.) participe à raffermir la cohésion au sein de l'école.
A D E a une section féminine et un personnel d'appoint employé dans la maison dans un but à la fois humanitaire et lucratif pour promouvoir le développement du centre à travers l'animation et la sensibilisation des jeunes filles sur des thèmes d'actualité et de la vie.

Les disciplines enseignées sont :
• Lecture – écriture – calcul
• Education civique et morale

• Education à la vie familiale

05/ Le modèle associatif a convaincu :
Ce type de centre touche aujourd'hui les familles modestes et les plus défavorisées. Il a pu récupérer et encadrer plus de 500 enfants et femmes et a ouvert deux (2) classes d'alphabétisation, un centre en informatique et une garderie en semi internant
A D E a convaincu les responsables politiques, les notables et la population sur son utilité publique à travers l'éducation communautaire, elle a alors envisagé d'adjoindre dans son programme d'autres services :
Santé, assainissement, activités favorisants le développement du jeune enfant et la création d'activités génératrices de revenus. Toutes ces activités feraient l'objet d'un plan de développement global.
06/ A D E
C'est quoi ?
• Un centre éducatif libertaire (une petite république d'enfants et d'adultes, un espace d'apprentissage)
• Sociaux, éducation, à la citoyenneté et à l'entraide
• Scolaire : Transmission de savoir, acquisition de méthodes permettant de l'autonomie dans l'accès aux savoir, accompagnement dans la construction des savoir.
• Culture : Intimation aux arts et aux sports à l'animation aux activités manuelles.

C'est qui ?
• Des enfants , filles et garçons, des femmes issues des familles démunies et qui n'ont pas eu la chance d'aller à l'école ou de continuer leur étude,
• une quinzaine de moniteurs de collectivités éducatives des animateurs ( trices ) de quartier, les parents d'élèves, des notables, des personnes ressources et des partenaires.

Ça repose sur quels principes
Le droit des enfants à pouvoir choisir leur vie. Le devoir des parents, des adultes et du corps social de leur offrir les moyens éducatifs scolaires et sociaux de leur choix.

07/ Cadre opérationnel

Situation générale

Depuis l'an 2000, le Sénégal s'est engagé dans la réalisation d'un plan décennal de l'éducation et de la formation dont les principaux axes sont :

 L'élargissement de l'accès à l'éducation et à la formation avec comme finalité, la scolarisation élémentaire universelle à l'horizon 2015
 L'amélioration de la qualité et de l'efficacité des enseignements
 Le renforcement de la gestion stratégique du système éducatif

Malgré des efforts certains, les résultats sont encore mitigés et ce d'autant que le taux de croissance démographique qui est de 2,5% par an reste encore important.
De plus, les entraves socio-économiques à l'accès et au maintien des enfants à l'école demeurent fortes : 48,5% des ménages, en moyenne, sont considérés comme pauvres.

De façon générale, le taux brut de scolarisation (TBS) est passé de 77 % en 2002 à 82% en 2006, dont 84,4% au niveau des garçons et 80,6% au niveau des filles.
Mais le taux d'achèvement de l'école primaire est seulement de 53,8%. Une bonne partie des abandons (environ 30%) est dû à une insertion précoce dans le milieu professionnel et/ou à des problèmes économiques.
Durant cette même période (2002 à 2006), le TBS a plafonné à Pikine à 89%, alors que la population scolarisable (7-12 ans) est passée de 112 003 à 223 735 enfants.

En outre, l'accès à l'écriture et à la lecture pour les adultes reste faible avec un taux d'analphabétisme estimé à 62,2%.

1.1 Evènement amenant à la demande de contribution

Dans ce populeux quartier, il y a trois écoles privées avec des frais de scolarité qui dépassent largement le pouvoir d'achat des populations et une école publique avec une capacité d'accueil moyenne, ce qui est largement insuffisant pour une population estimée à plus de 260 191 habitants, dont environ 10 000 enfants scolarisables à THIAROYE.

En plus, le très sélectif Concours d'entrée en 6éme et les multiples redoublements laissent chaque année sur le carreau un grand nombre d'élèves. Avec l'éloignement des autres écoles publiques du département et le système de double flux devenu presque la règle dans le système formel, nombreux sont ceux qui quittent l'école avant même de terminer leur cycle élémentaire. Ainsi, ces enfants en déperdition, qui se retrouvent à ne rien faire, viennent parfois grossir les rangs des enfants de la rue ou des délinquants qui peuplent les rues de THIAROYE.












C'est cette difficulté de l'école formelle (publique et privée) à répondre à la demande éducative locale qui a favorisé l'émergence des écoles associatives, qui sont aujourd'hui au nombre de 03 dans la zone et dont la première a ouvert ses portes vers les années 1990.


Effectif
Niveau Filles Garçons Total Moniteurs
Jardin 30 20 50 02
C.I 22 17 39 01
C.P 15 20 35 01
C.E.1 12 13 25 01
C.E.2 16 08 24 01
C M 1 12 17 29 01
C M 2 13 12 25 01
TOTAL 120 107 227 08



Arguments ayant amené au choix du nouveau projet
Une initiative populaire
Face à la multiplication des échecs scolaires, des associations des jeunes ont réagi en organisant des cours de soutien au profit des enfants du public en particulier.
D'abord informelles, ces initiatives, pour faire face à une demande toujours plus forte, vont
pousser leurs promoteurs à s'organiser et se structurer.
Dans les années 80-90, les premières expériences d'écoles associatives vont naître de cette dynamique et faire tâche d'huile.
un engagement des bénéficiaires
Dès sa création, l'école associative a fonctionné sur des ressources propres. En effet, l'ensemble des charges liées notamment aux salaires, sont financées par les frais de scolarisation. Aujourd'hui cette logique est préservée, et si l'école cherche à mettre en œuvre des activités génératrices des revenus destinés à améliorer le traitement des maîtres.
la réponse à des besoins précis :
Appuyer l'école A D E à prendre en charge en semi internat 50 enfants de 3 à 6 ans


L'école A D E: un partenaire crédible.
La compétence et l'expérience ont fait que, même si elles demeurent informelles (il n y a pas encore de texte officiel les régissant), l' école A D E a acquis une certaine reconnaissance des autorités administratives et scolaires locales et des partenaires ONG intervenant dans la zone.


08) Expérience et compétences des écoles associatives pour l'éducation préscolaire et primaire

Si l' école associative a gagné en reconnaissance au fil des années, cela est dû dans une grande mesure à la qualité des résultats obtenus à l'occasion des examens officiels auxquels elle prend part comme le certificat de Fin d'études élémentaire (CFEE).
Ainsi, en 2005, le taux de réussite au CFEE était à l'IDEN de Thiaroye de
-42% pour l'école publique
-49% pour le privé Franco-Arabe
-58% pour le privé laïc
-81,5% pour les écoles associatives


09) Relations avec l'Education Nationale

Cette relation passe par l'IDEN et revêt des formes variées :
- ampliation aux écoles associatives de tous les courriers venant du Ministère et traitant du fonctionnement des écoles tant au plan pédagogique (contenu), qu'administratif (organisation de l'année scolaire, etc...)
- en début et en fin d'année scolaire, chaque école associative établit un rapport de situation qu'elle dépose au niveau de l'IDEN
- les dossiers administratifs des élèves de l' école associative qui sont en classe d'examen (CM2) sont déposés au niveau de l'IDEN qui les intègre dans la gestion globale des examens scolaires.
- l' école associative applique le programme officiel d'enseignement de l'éducation nationale à l'instar de toutes les écoles associatives de Pikine; de ce fait, pour les formations à caractère pédagogique, elle sollicite les inspecteurs de l'IDEN. Ces inspecteurs réalisent la formation et assurent pendant un temps déterminé d'un commun accord, un suivi post-formation. Les cessions de formation s'inscrivent en général dans le cadre de la formation continue des maîtres et elles se passent pendant les vacances scolaires ; elles ne sont pas sanctionnées par des diplômes mais par des attestations.
- les années écoulées, l' école versait une cotisation équivalente à 100 FCFA par élève/an aux cellules d'animation pédagogique organisées par l'IDEN, ce qui lui permettait de participer aux animations pédagogiques.











# Posté le mardi 20 janvier 2009 05:22

document de l'ecole

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Dénominateur de l'information : ECOLE COMMUNAUTAIRE AVENIR Développement de l'Enfant (A D E)

Adresse : Thiaroye Gare – Tally Diallo, quartier Santa yalla

Personne à contacter : Djibril SANE

Téléphone : portable : 221 77 535 36 04 ; bureau :221 33 834 11 98

Émail : ecoleade@yahoo.fr

Pays : République du Sénégal

Région : Dakar

Commune d'Arrondissement : Djidah Thiaroye




DOSSIER DE L'ECOLE ASSOCIATIVE A D E


01 Résumé

Djidda Thiaroye Kao est une commune d'arrondissement de la banlieue de Dakar, à l'habitat précaire et délabrée. Avec des revenus très modestes, les populations y vivent dans un état de pauvreté avancé et une promiscuité totale.

Le système éducatif classique a montré ses limites avec des effectifs pléthoriques, des échecs scolaires répétés, une déscolarisation. Les écoles de troisième type ont pris le relais. On les appelle aussi « écoles associatives » ou encore « écoles alternatives », mais leur vocation reste la même : offrir une chance aux jeunes issus de familles pauvres laissés en rade par le système éducatif classique, public et privé.
Afin d'offrir et de faciliter un meilleur accès à une éducation de qualité, les responsables de l'association pour le développent de l'enfant (A D E) ont décidé de se concerter et d'agir ensemble pour améliorer les infrastructures et la fonctionnalité de leurs accueils respectifs pour les quelques 250 élèves qui leur sont confiés chaque année. Cette école poursuit un plan de travail axé sur le renforcement des capacités professionnelles de l'équipe pédagogique. Le type d'éducation alternative développée par l'école A D E apparaît adapté dans ces quartiers populaires, comme en témoignent les bons résultats scolaires. De plus, même si le gouvernement du Sénégal développe actuellement un programme décennal pour l'éducation, l'école publique ne parait pas en mesure de satisfaire la demande de plus en plus forte.

Les objectifs sont : Améliorer les conditions d'études et la qualité de l'enseignement, faciliter l'insertion et la reconnaissance de l'école A D E.


0.2 Présentation historique

La Commune d' Arrondissement de Djidah Thiaroye Kao appartient à la zone communément appelée Pikine - Irrégulier Sud du fait principalement de l'occupation anarchique de l'espace, de la nature de l'habitat et le manque notoire d'infrastructures de base. Cette situation découle de la conjonction de 2 éléments.
• Le déguerpissement opéré à partir de 1952 par les autorités coloniales en vue d'assainir l'espace urbain Dakarois.
• L'exode massif des populations fortement paupérisées par les cycles de sécheresses, le déficit pluviométrique et la baisse de la productivité agricole dont Pikine constitue le principal réceptacle.
Délimitation:
Au Nord : Par la route passant entre la pédiatrie sociale et le Tribunal Départemental.
A l'Est : La route qui mène au marche Mbabass depuis la rue Tally Diallo jusqu' au marché en passant par le quartier Nimzat.
Au Sud : La rue Tally Diallo, de la route des Niayes jusqu' à son intersection avec la route qui mène vers le quartier de Nimzatt et le marché Mbabass.
A L'ouest : La route des Niayes, sur sa portion comprise entre l'intersection avec la rue Tally Diallo jusqu'au collège Enseignant Moyen (Canada)
La Commune d'Arrondissement qui doit son nom à l'un des principaux quartiers, Djidah et son premier site d'implantation humaine Thiaroye Kao sont situés en 1996 avec la loi N°95-06 du 22 mars 1996 portant création de la Ville de Pikine.
La Ville de Pikine est organisée en 16 Communes d'Arrondissement par décret N°96-745 du 30 Août 1996 portant création de la Commune d'Arrondissement des quatre (04) quatre villes de Dakar, Pikine, Guédiawaye et Rufisque.
La Commune est située dans la Zone des Niayes, Zone inter dunaire propice aux cultures horticoles. La nappe phréatique y est peu profonde. Proche de la grande cote (Saint louis à Dakar), son climat de type Sub Canarien et marqué par des hivers doux et des étés chauds et peu pluvieux. La moyenne pluviométrique annuelle est de 600 millimètres.
Caractéristiques humaines ou démographiques
La population de la Commune d'Arrondissement Djidah Thiaroye Kao est estimée en 1998 à 130.959 habitants si on lui applique le taux d'accroissement moyen annuel de 5% défini par la Direction de Prévision et de la Statistique. Cette population atteindra en décembre 2002, 157 150 habitants soit un accroissement sur quatre ans de 26 191 habitants en valeur absolue.
La population, en raison de ses origines se caractérise par un véritable melting- Pot ethnique avec dans l'ordre : 37% de wolofs 34% de Pular 22% de Serere et 3% pour les autres ethnies dans la Commune : Mandingue, joola et Hasaniya (Maures)

.
03/ Historique l'école A D E
La naissance et le développement des écoles associatives à Thiaroye ont été favorisées par une situation de déficit notaire en infrastructures scolaires dans l'agglomération 1 école élémentaire publique a pour près de 26 191 hbts
Avec leurs faibles revenus, beaucoup de parents ne pouvant envoyé leurs enfants à l'école privée (classique) se contentent de cette formule d'école associative qui est une alternative.
Face à l'insuffisance des moyens de l'état de mettre en place des infrastructures adéquats afin de contribuer à l'amélioration des conditions de vie dans le quartier, l'école A D E essaie de se prendre en charge en initiant des actions de développement communautaire.
L'appartenance au territoire et l'intérêt commun du développement ainsi le sentiment d'initiative communautaire pour l'amélioration des conditions de vie. C'est dans cette perspective que L'école A D E a été crée en 2003.

Objectif
L'école A D E s'est fixée comme objectif de :
- récupérer et encadrer les enfants et les jeunes en situation difficile
- faire le suivi scolaire
- lutter contre l'analphabétisme
- lutter contre la délinquance juvénile
- lutter contre les pires formes du travail des enfants
- insérer les jeunes filles et les femmes par des activités socio-économiques

04/ Stratégie innovante :
Les écoles communautaires ou écoles associatives ne bénéficient pas des ressources éducatives du formel, mais applique le programme scolaire du ministère de tutelle. Les facilitateurs recrutés localement sont chargés de dispenser les cours.
La scolarité n'est pas gratuite à tous les élèves, seuls les cas sociaux sont dispensés de cette charge, elle varie entre 1250 f à 3000 f par mois. Les cours sont organisés de 08 h à 12 h et de 15 h à 18 h
Les communautés sont totalement impliqués dans la planification et la gestion du centre, ce qui leur donne un sentiment de responsabilité et d'appartenance.
Les facilitateurs grâce à leur expérience appliquent des méthodes pédagogiques pertinentes avec un encadrement de proximité qui développe familiarité entre les enfants et leurs maîtres. L'éducation artistique (chant, jeux, sport, activités manuelles.) participe à raffermir la cohésion au sein de l'école.
A D E a une section féminine et un personnel d'appoint employé dans la maison dans un but à la fois humanitaire et lucratif pour promouvoir le développement du centre à travers l'animation et la sensibilisation des jeunes filles sur des thèmes d'actualité et de la vie.

Les disciplines enseignées sont :
• Lecture – écriture – calcul
• Education civique et morale

• Education à la vie familiale

05/ Le modèle associatif a convaincu :
Ce type de centre touche aujourd'hui les familles modestes et les plus défavorisées. Il a pu récupérer et encadrer plus de 500 enfants et femmes et a ouvert deux (2) classes d'alphabétisation, un centre en informatique et une garderie en semi internant
A D E a convaincu les responsables politiques, les notables et la population sur son utilité publique à travers l'éducation communautaire, elle a alors envisagé d'adjoindre dans son programme d'autres services :
Santé, assainissement, activités favorisants le développement du jeune enfant et la création d'activités génératrices de revenus. Toutes ces activités feraient l'objet d'un plan de développement global.
06/ A D E
C'est quoi ?
• Un centre éducatif libertaire (une petite république d'enfants et d'adultes, un espace d'apprentissage)
• Sociaux, éducation, à la citoyenneté et à l'entraide
• Scolaire : Transmission de savoir, acquisition de méthodes permettant de l'autonomie dans l'accès aux savoir, accompagnement dans la construction des savoir.
• Culture : Intimation aux arts et aux sports à l'animation aux activités manuelles.

C'est qui ?
• Des enfants , filles et garçons, des femmes issues des familles démunies et qui n'ont pas eu la chance d'aller à l'école ou de continuer leur étude,
• une quinzaine de moniteurs de collectivités éducatives des animateurs ( trices ) de quartier, les parents d'élèves, des notables, des personnes ressources et des partenaires.

Ça repose sur quels principes
Le droit des enfants à pouvoir choisir leur vie. Le devoir des parents, des adultes et du corps social de leur offrir les moyens éducatifs scolaires et sociaux de leur choix.

07/ Cadre opérationnel

Situation générale

Depuis l'an 2000, le Sénégal s'est engagé dans la réalisation d'un plan décennal de l'éducation et de la formation dont les principaux axes sont :

 L'élargissement de l'accès à l'éducation et à la formation avec comme finalité, la scolarisation élémentaire universelle à l'horizon 2015
 L'amélioration de la qualité et de l'efficacité des enseignements
 Le renforcement de la gestion stratégique du système éducatif

Malgré des efforts certains, les résultats sont encore mitigés et ce d'autant que le taux de croissance démographique qui est de 2,5% par an reste encore important.
De plus, les entraves socio-économiques à l'accès et au maintien des enfants à l'école demeurent fortes : 48,5% des ménages, en moyenne, sont considérés comme pauvres.

De façon générale, le taux brut de scolarisation (TBS) est passé de 77 % en 2002 à 82% en 2006, dont 84,4% au niveau des garçons et 80,6% au niveau des filles.
Mais le taux d'achèvement de l'école primaire est seulement de 53,8%. Une bonne partie des abandons (environ 30%) est dû à une insertion précoce dans le milieu professionnel et/ou à des problèmes économiques.
Durant cette même période (2002 à 2006), le TBS a plafonné à Pikine à 89%, alors que la population scolarisable (7-12 ans) est passée de 112 003 à 223 735 enfants.

En outre, l'accès à l'écriture et à la lecture pour les adultes reste faible avec un taux d'analphabétisme estimé à 62,2%.

1.1 Evènement amenant à la demande de contribution

Dans ce populeux quartier, il y a trois écoles privées avec des frais de scolarité qui dépassent largement le pouvoir d'achat des populations et une école publique avec une capacité d'accueil moyenne, ce qui est largement insuffisant pour une population estimée à plus de 260 191 habitants, dont environ 10 000 enfants scolarisables à THIAROYE.

En plus, le très sélectif Concours d'entrée en 6éme et les multiples redoublements laissent chaque année sur le carreau un grand nombre d'élèves. Avec l'éloignement des autres écoles publiques du département et le système de double flux devenu presque la règle dans le système formel, nombreux sont ceux qui quittent l'école avant même de terminer leur cycle élémentaire. Ainsi, ces enfants en déperdition, qui se retrouvent à ne rien faire, viennent parfois grossir les rangs des enfants de la rue ou des délinquants qui peuplent les rues de THIAROYE.












C'est cette difficulté de l'école formelle (publique et privée) à répondre à la demande éducative locale qui a favorisé l'émergence des écoles associatives, qui sont aujourd'hui au nombre de 03 dans la zone et dont la première a ouvert ses portes vers les années 1990.


Effectif
Niveau Filles Garçons Total Moniteurs
Jardin 30 20 50 02
C.I 22 17 39 01
C.P 15 20 35 01
C.E.1 12 13 25 01
C.E.2 16 08 24 01
C M 1 12 17 29 01
C M 2 13 12 25 01
TOTAL 120 107 227 08



Arguments ayant amené au choix du nouveau projet
Une initiative populaire
Face à la multiplication des échecs scolaires, des associations des jeunes ont réagi en organisant des cours de soutien au profit des enfants du public en particulier.
D'abord informelles, ces initiatives, pour faire face à une demande toujours plus forte, vont
pousser leurs promoteurs à s'organiser et se structurer.
Dans les années 80-90, les premières expériences d'écoles associatives vont naître de cette dynamique et faire tâche d'huile.
un engagement des bénéficiaires
Dès sa création, l'école associative a fonctionné sur des ressources propres. En effet, l'ensemble des charges liées notamment aux salaires, sont financées par les frais de scolarisation. Aujourd'hui cette logique est préservée, et si l'école cherche à mettre en œuvre des activités génératrices des revenus destinés à améliorer le traitement des maîtres.
la réponse à des besoins précis :
Appuyer l'école A D E à prendre en charge en semi internat 50 enfants de 3 à 6 ans


L'école A D E: un partenaire crédible.
La compétence et l'expérience ont fait que, même si elles demeurent informelles (il n y a pas encore de texte officiel les régissant), l' école A D E a acquis une certaine reconnaissance des autorités administratives et scolaires locales et des partenaires ONG intervenant dans la zone.


08) Expérience et compétences des écoles associatives pour l'éducation préscolaire et primaire

Si l' école associative a gagné en reconnaissance au fil des années, cela est dû dans une grande mesure à la qualité des résultats obtenus à l'occasion des examens officiels auxquels elle prend part comme le certificat de Fin d'études élémentaire (CFEE).
Ainsi, en 2005, le taux de réussite au CFEE était à l'IDEN de Thiaroye de
-42% pour l'école publique
-49% pour le privé Franco-Arabe
-58% pour le privé laïc
-81,5% pour les écoles associatives


09) Relations avec l'Education Nationale

Cette relation passe par l'IDEN et revêt des formes variées :
- ampliation aux écoles associatives de tous les courriers venant du Ministère et traitant du fonctionnement des écoles tant au plan pédagogique (contenu), qu'administratif (organisation de l'année scolaire, etc...)
- en début et en fin d'année scolaire, chaque école associative établit un rapport de situation qu'elle dépose au niveau de l'IDEN
- les dossiers administratifs des élèves de l' école associative qui sont en classe d'examen (CM2) sont déposés au niveau de l'IDEN qui les intègre dans la gestion globale des examens scolaires.
- l' école associative applique le programme officiel d'enseignement de l'éducation nationale à l'instar de toutes les écoles associatives de Pikine; de ce fait, pour les formations à caractère pédagogique, elle sollicite les inspecteurs de l'IDEN. Ces inspecteurs réalisent la formation et assurent pendant un temps déterminé d'un commun accord, un suivi post-formation. Les cessions de formation s'inscrivent en général dans le cadre de la formation continue des maîtres et elles se passent pendant les vacances scolaires ; elles ne sont pas sanctionnées par des diplômes mais par des attestations.
- les années écoulées, l' école versait une cotisation équivalente à 100 FCFA par élève/an aux cellules d'animation pédagogique organisées par l'IDEN, ce qui lui permettait de participer aux animations pédagogiques.











# Posté le mardi 20 janvier 2009 05:18